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Sardaigne (testo a cura dell'ESIT)

La Sardaigne, placée au centre du bassin occidental de la Méditerranée, représente désormais un point fixe dans l'image collective d'un peuple toujours plus nombreux et exigeant: celui des voyageurs et touristes intelligents à la recherche du meilleur.

Oui, cette île si fascinante offre vraiment le meilleur, sous de nombreux aspects: la mer y est plus belle et plus pure que toutes celles qui nous sont proches et accessibles depuis l'Europe. Larrière-pays est, lui aussi, inaltéré et incroyablement vaste et fascinant. Ceci parce que, comparées avec d'autres régions proches, les interventions humaines effectivement opérées sur le territoire, sont en définitive presque insignifiantes.

Les caractéristíques sociales et humaines des Sardes éveillent un vif intérêt. Il suffit de penser à la particularité des productions artisanales et gastronomiques, ou à l'attachement aux traditions les plus authentiques. Autant de centres d'intérêt justifient en particulier les voyages «hors saison», loin de l'affluence estivale (qui de toute façon n'est jamais excessive), à la recherche de plages complètement désertes et de festivités dans les différentes communes. Celles-ci vont du Carnaval, qui par de nombreuses caractéristiques est unique (février-mars), en passant par les cérémonies de Pâques (avril) jusqu'aux nombreuses fêtes de septembre et octobre, qui coincident avec la fin de l'année agricole, saison très ressentie, car autrefois la population était composée presque uniquement de paysans et de bergers.

Que dire du Climat: c'est vraiment un climat avec un «C» majuscule, eu égard au tourisme; climat estival de mai à septembre, avec de nombreuses journées chaudes en avril et en octobre (surtout, dans la zone méridionale), jamais torride en juillet-août (car agréablement venté), avec de faibles risques de pluie. A ce propos, on pourrait ajouter un «malheureusement», à cause de la multiplication des années de sécheresse de cette fin de siècle.

Ces sept mois d'été, d'avril à octobre done, ne sont pas encore mis à profit comme ils devraient l'être, à cause du manque de structures et de programmation pendant les mois de printemps et ceux qui précèdent l'automne: mais les initiatives se multiplient pour créer autour de l'île un intérêt toujours plus grand et pleinement justifié, pour un tourisme non seulement balnéaire mais également tourné vers la découverte de l'extraordinaire patrimoine naturel et culturel de tout le territoire, où l'on peut visiter des montagnes et des forêts, des ruines archéologiques et des monuments de grande importance (comme les nuraghes et les églises romanes).

Comme on l'a déjà dit plus haut, chaque région du monde offre sans aucun doute sa spécificité, ses centres d'intérêt et de charme à un nombre sans cesse croissant de visiteurs et de voyageurs, toujours plus avides de connaître les territoires et les pays qui jouxtent leur propre terre d'origine, ou qui en sont plus éloignés, pour en apprécier les particularités et les différences.

Mais nous pensons que la díversité de la Sardaigne (et donc les raisons d'intérêt au voyage) est assurément supérieure à ce auquel on s'attendait, vu la faible distance qui la sépare, par exemple, de l'Europe ou de l'Afrique. Cette «distance, a constitué la base fondamentale sur laquelle, pendant des millénaires, s'est modelée la culture sarde: c'est la Méditerranée elle-même, berceau des plus grandes civilisations de l'Antiquíté. La Sardaigne figure magnifiquement dans le complexe des plus anciennes vicissitudes méditerranéennes, grâce à l'épopée et aux oeuvres des populations nuragiques, filles de cette mer et de ces peuples qui, il y a des milliers d'années, l'ont traversée pour coloniser côtes et îles.

La longue domination romaine fut suivie d'une période particulière de par ses caractéristiques et sa durée, pendant laquelle les échanges commerciaux et donc l'ensemble des rapports culturels et sociaux entre l'île et la péninsule italienne diminuèrent fortement, à partir de l'époque byzantine, et jusqu'au Moyen Age, malgré le contact avec les villes maritimes de Pise et de Gênes, et puis sous la domination de l'Aragon et de l'Espagne, jusqu'au XVIIIe siècle. Plus d'un millénaire, durant lequel l'île fut vraiment un monde à part, par rapport à sa position géographique: il suffit de penser à quelle distance elle se trouve de Constantinople ou de l'Espagne, en tenant compte également de l'insécurité de la navigation méditerranéenne, due aux incursions des pirates, qui cessèrent seulement pendant la première décennie du XIXe siècle.

Après tous ces siècles, la Sardaigne rentra finalement dans la logique géographique et économique (mais également politique) de la péninsule italienne, sous la domination des Piémontais, en 1720, et il est utile de rappeler, dans ce bref aperçu, que ce fut le royaume de Sardaigne, formé par le Piémont, la Ligurie, la Savoie, la Vallée d'Aoste et la Sardaigne qui permit la réunification de l'Italie en 1861.

Dans les lignes qui précèdent, nous avons donc essayé de résumer les causes d'une telle différence, qui a des origines historiques très lointaines et qui distinguent l'île non seulement du reste de l'Italie mais également du reste du continent européen: un tourbillon ininterrompu de dominations étrangères. Cependant, ses particularités sétendent au paysage, à l'économie, et évidemment à l'homme lui-même, qui est le résultat des interactions de tous ces facteurs.

Le milieu naturel de la Sardaigne, au delà de la renommée (par ailleurs méritée) de ses côtes, s'avère partout et de manière insoupçonnée panoramique. On pourrait le définir montagneux, même si par ce terme, on se réfère habituellement à un territoire placé à une certaine altitude, en général supérieure à 800 mètres. Au contraire, la Sardaigne est montagneuse même a une altitude peu élevée, à cause de l'érosion qui en a modelé, pendant des millions d'années, l'ancien relief en créant des vallées, des gorges, des falaises et seulement de rares plaines et hauts-plateaux, où affleurent de nombreux rochers et amas de pierres éparpillées. Si cela est vrai comme il est vrai qu'elle fut le grenier de Carthage et de Rome, le territoire favorisa sans aucun doute depuis toujours l'élevage du bétail plutôt que d'autres ressources.

Ceci évoque une phrase souvent entendue des mineurs et des mines, comportant un grand nombre d'installations minières, parfois florissantes et importantes, et parfois un peu moins, mais selon une répartition quasi uniforme sur tout le territoire: de nombreuses installations de grande importance, par exemple dans le Sulcis-lglesiente (Province de Cagliari: la région minière la plus importante d'Italie), mais présentes également dans toute la Barbagia (Province de Nuoro), et dans la région de Sassari.

Nous ne relevons pas de mines en Gallura, à l'arrière de la Costa Smeralda; on pourrait donc penser: Gallura = terre de bergers... mais même cette assertion n'est pas exacte, par le fait que la production économique la plus caraetéristique de ce côté oriental de la Province de Sassari est fondée sur l'industrie du boís: le liège, tiré de l'écorce des chênes, qui croissent par millions, et furent plantés dès le XVIIIe siècle. Plus récent dans le vigoureux développement actuel s'avère le secteur de l'extraction du granite qui connaît une tradition millénaire et peut sans aucun doute être assimilé à une activité extractive: c'est justement en Gallura que se trouvent les carrières principales.

Si nous parlons de la campagne, nous ne pouvons nous empêcher de remarquer qu'en Sardaigne, elle est la moins peuplée et fréquentée du pays; paysans et bergers habitent sur leurs terres seulement dans de petites zones restreintes, qui bénéficient d'une agriculture riche en général; la plus grande partie des Sardes vit donc dans les villages et les vilies: s'ils travaillent à la campagne, ils rentrent chaque soir, ou presque, à la maison.

Le monde insulaire a sans aucun doute beaucoup changé, et s'est manifestement uniformisé au modèle européen, surtout dans les années qui ont suiví la deuxième guerre mondiale; mais nous ne devons pas oublier qu'il y a moins d'un siècle, au milieu du XIXe siècle, un voyageur européen qui se serait décidé à visiter l'île aurait été considéré comme un explorateur actuel de l'Antarctique ou quelque chose de semblable. Pourtant, il y eut de nombreux visiteurs de renom, des personnalités littèraires, qui écrivirent ensuite de remarquables oeuvres, souvent caractérisées par des textes d'une certaine vigueur, où les lecteurs confortablement assis dans les lointaines villes de l'Italie et de l'Europe, découvraient d'incroyables aspects de la vie sarde et des moments du difficile «exploit».

Pourquoi racontons-nous ceci? Parce que dans un mélange extraordinaire et fascinant d'ancien et de moderne, certains de ces aspects survivent encore, en particulier (mais pas seulement) dans les plus petits villages, où (pour donner seulement un exemple banal) même les plus jeunes sont prêts à quitter, pour quelques heures et avec enthousiasme, leurs jeans et leurs t-shirts, pour le costume ancien, austère et splendide et pour défiler dans les belles processions lors des fêtes des saints ou lors des célébrations de la Sartiglia à Oristano (Carnaval), de Sant'Efisio à Cagliari (1er mai), de la Cavalcata Sarda à Sassari (fin mai) ou du Rédempteur à Nuoro (fin août), seulement pour citer quelques-uns des rendez-vous les plus connus.

Mais le lecteur s'intéressera certainement, dans le cadre des informations générales concernant la Sardaigne, en particulier aux nombreux aspects des côtes, que ce soit de l'île principale ou de celles qui l'entourent.

La mer de Sardaigne s'avère, à juste titre, l'une des plus célèbres au monde pour la qualité environnementale et panoramique de ses côtes aux mille criques accueillantes, et reste considérée comme l'attraction principale du visiteur potentiel. Quiconque ayant l'intelligence et la volonté de se déplacer, même à faible distance de n'importe quelle localité de villégiature de l'île, ne peut craindre d'être déçu. Selon toute probabilité, il restera en extase devant la beauté et la tranquillité insoupçonnables (à savoir la présence humaine assez faible, même pendant la période du 15 août) de nombreux coins, fascinants grâce à la pureté de l'eau, à la végétation, aux rochers... et aussi à la nature.

Entière et intacte, mais non comme une splendide montagne lointaine et accessible exclusivement aux alpinistes expérimentés, la nature sarde est là, sous ses pieds et entre ses mains. Le visiteur, incrédule, pourra s'il le désire, faire glisser entre ses doigts le sable blanc, doré et même rosé des milliers de plages de toute la côte, sur fond d'eaux transparentes aux nuances typiques et incroyables qui vont du vert au turquoise et au bleu ciel.

Une terre à aimer et donc à respecter (même du point de vue écologique!): conséquence logique et immédiate de la connaissance et de la compréhension de cette réalité toujours différente et fascinante.

Nous ne pouvons nous empêcher de faire allusion au fait que le visiteur qui vient en Sardaigne et sillonne ses grands espaces intérieurs et côtiers, ses forêts ou sa mer fascinante et transparente, peut occuper son temps par de nombreuses activités contemplatives mais également sportives.

Car l'île, que l'on se repose ou que l'on se «fatigue» agréablement, est de toutes façons toujours à vivre, on en appréciera ainsi les grandes qualités touristiques. Parties de golf, voile, planche à voile, natation, plongée sous-marine (100 centres de plongée environ) le long de la côte; varappe, canoë, trekking, jogging, excursions à cheval dans l'arrière-pays; tennis, football à six, etc peuvent se pratiquer dans tous les villages de la côte.

Pour les passionnés de golf en particulier, le Pevero Golf, à l'arrière de la Cala di Volpe (Costa Smeralda, Sardaigne septentrionale) est très fameux; c'est un des plus beaux terrains de golf au monde, également à cause du contraste entre le vert du parcours, les rochers et le maquis qui l'entoure. Tout aussi importants sont ceux d'Is Molas (à Santa Margherita de Pula, près de Cagliari) et de Campulongu à Villasimius (Province de Cagliari, Sardaigne Méridionale) et ceux du Bagaglino Golf Country à Stintino, de Puntaldia à San Teodoro (Province de Nuoro, Sardaigne Septentrionale).

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